LE RESEAU CLIMAT & DEVELOPPEMENT A DURBAN.

 

A l'aube du 17ème sommet sur les changements climatiques à Durban, le Réseau se mobilise pour sauver le Protocole de Kyoto, et générer des financements pour abonder le Fonds Vert pour le Climat.

 

Pour en savoir plus sur nos demandes...

Les financements innovants dès 2013!

Le Fonds Vert pour financer les priorités des plus pauvres et des plus vulnérables

Nos recommandations pour Durban

 

COP17: attentes, conclusions et perspectives?

 

Le Réseau Action Climat a fait une première analyse à chaud des résultats de Durban, lors d'un débat organisé par l'association 4D.

Pour télécharger la présentation, c'est par ici!

Pour voir les vidéos des présentations de l'ensemble des intervenants, c'est par ici:

 http://vimeo.com/album/1805874

 

DERNIERES 36 HEURES DE LA NEGOCIATION

 

Brèves rédigées tout au long des dernières 36 heures de la négociation par des membres du Réseau...a télécharger ici également

 

Avant dernière nuit de la négociation. Il est 21.30, et l’information circule difficilement. C’est normal, nous sommes entrés en « segment ministériel » et tout se passe désormais à huis clos, jusqu’à la plénière finale et ouverte à tous pour consacrer la réussite ou l’échec d’une année entière de négociations…

Bref, en ce moment précis, les US changent de tactique et disent vouloir négocier un accord, plus exactement un mandat pour négocier un accord d’ici 2015. Le Canada également, après avoir annoncé plus ou moins officiellement sa sortie du Protocole de Kyoto, sort le grand jeu et dit vouloir un accord mondial et juridiquement contraignant dès 2015. Nous y voyons pour l’instant une tactique pour se dédouaner de tout échec de la négociation. Ils redorent leur image après avoir bloqué la négociation depuis le premier jour, rôle facile de grand seigneur qu’ils rejouent année après année dans les dernières 24 heures. La Chine et l’Inde entrent également en mode « négociation », l’heure est aux premiers compromis.

La Ministre française a été nommée facilitatrice d’un des groupes de travail qui ne fait pas encore consensus. Sa mission : débloquer la négociation sur agriculture et sur transport international, deux secteur fortement émetteurs et fortement controversés, mais qui exigent une gouvernance mondiale. Sur la table depuis des années, ils ne font toujours pas l’objet d’un accord. La peur de créer des distorsions commerciales, de la concurrence déloyale et le poids des lobby y sont certainement pour quelque chose. Elle va surement y passer la nuit, pour un maigre résultat. L’enjeu est important – nous attendons que l’accord à Durban permette d’accélérer la création d’une taxe sur le fret maritime pour générer des financements climat (10 à 15 milliards de dollars, manne financière à ne pas sous-estimer) et enfin abonder le Fonds Vert créé en 2010.

 

16.30 le vendredi. Les ONG viennent de faire une action devant la plénière pour appeler les décideurs à négocier un accord qui ne tue pas l’Afrique, qui n’est pas sous l’autorité de la Banque Mondiale et qui permet de rester sur une trajectoire de réchauffement en deça de 1,5°C. Enfin une action malgré la stricte règlementation de la présidence sudafricaine. Jusqu’à deux jours encore, il était interdit d’entrer dans une salle de négociation avec un t-shirt « I love the Kyoto Protocol »…

Autrement, les couloirs sont plutôt déserts. Les bilatérales entre pays battent leur plein dans les chambres du Hilton, pas loin du centre de conférence. La présidence sud-africaine a mis un texte « d’accord » sur la table qui n’est pas forcément bien accueilli par les pays. Notre ministre NKM vient de tweeter son insatisfaction et celle de l’UE vis-à-vis du texte. On se prépare à rallonger la négociation de peut être encore 24 Heures. Certains s’apprêtent déjà à retarder leur vol. Hors de question, les divergences sont bien trop profondes pour être réglées en 24 heures chrono. A ce moment là, on suspend les négociations et on les reprend plus tard Mais pas question de brusquer un accord qui va conditionner la lutte climatique pour les 10 prochaines années. Sachant que nos émissions doivent commencer à décroître en 2015.

 

Il est 19h30. Nous savons déjà que la plénière est reportée à demain et que les ministres vont discuter toute la nuit. A l'heure actuelle, les ministres sont réunis en "Indaba", concertation informelle utilisée à la fin de l'Apartheid, pour commenter le dernier texte d'accord proposé par la présidence sudafricaine. Constats que nous recevons au compte-goutte par sms ou par tweets: les US, et le Canada soutiennent le texte (normal, il est vidé de toute substance), les pays en développement rejettent le texte, l'UE aussi (normal, le texte manque d'ambition). Certains demandent carrément à la présidence de pondre un nouveau texte! Des délégations courent dans tous les sens pendant que les observateurs attendent patiemment que les infos filtrent.

 

21H Les Ministres ont rejeté le texte d'accord proposé par l'Afrique du Sud et lui ont demandé d'aller réécrire une proposition. C'est un peu le texte de la dernière chance pour la présidence sud-africaine. Si cette dernière tentative échoue, il est probable que des blocs comme l'UE aillent au clash. Ou alors, négocient en aparthé et sans la présidence... la suite dans quelques heures, après un petit somme. Bonne et courte nuit!

 

8h du matin... quelques heures de sommeil plus tard, nous sommes de retour. Difficile d'avoir des informations. Les délégués font la queue pour avoir un café. Nous assumons nos t'shirts "Don't Kill Africa" mais la sécurité a l'air blasé de toute manière. Cette nuit, nous avions de prévu de revenir vers 2 heures du matin mais nos collègues sur place nous avaient envoyé un sms: « les ONG se font virer du centre, ne revenez pas".


Sur le site de la Convention, Il y a un nouveau texte pour le Protocole de Kyoto mais il est trop faible. Il y a un nouveau texte pour la Convention (tout ce qui concerne technologies, forêts, finance, atténuation, etc). Etrangement, il ne fait que 19 pages au lieu de 140... Normal, la moitié des sujets n'y sont pas, notamment le mien: les financements ont pris la poudre d'escampette. La présidence sud-africaine nous met juste un truc tout pourri sous la dent en attendant mieux. Elle veut un accord d'ici 15 heures cet après-midi. Il faut tabler sur des heures supplémentaires: je viens de me rappeler les conseils de la sécurité à l'aéroport de Johannesburg: "take it easy, you're in Africa now"

 

 

Il est midi. Les rumeurs circulent sans fin. Où sont les textes? Quand se tiendront les plénières? Faut-il décaler les retours en avion? Les délégués sont nombreux à quitter la conférence - faudra-t-il suspendre la négociation par manque de temps et nombre insuffisant de pays pour adopter l'accord, si accord il y a? On parle d'une COP17 "bis" en 2012...

Le tout dernier texte de la Convention est bien amaigri - en terme d'ambition et de langage... Sur financements, on parle d'un programme de travail en 2012 mais sans préciser de quelles sources de financements on discutera, ni des décisions qu'on souhaite obtenir au Qatar. Sur la taxation/régulation du fret maritime, on est resté au niveau zéro de la négociation, les pays développés refusant de parler d'équité et de responsabilités différenciées.
Et le Fonds Vert est entre parenthèses encore, merci à l'Arabie Saoudite. sur le Protocole, l'a-t-on vraiment sauvé? Le langage est encore trop faible: on prend note au lieu de décider.
Quels messages envoyer à la fin du sommet pour éviter le découragement sans pour autant saluer de si faibles avancées?

 

Il est 15 heures. Depuis midi, on attend dans les couloirs, on mange les derniers paquets de chips disponibles dans la seule cafeteria ouverte. Les délégués techniques discutent bien plus ouvertement, preuve qu’ils ne sont vraiment impliqués dans les débats. Je ne verrai malheureusement pas la fin de cette négociation, mon avion partant dans 2 heures. D’ailleurs, dans mon avion, je retrouve un grand nombre de délégués – dont beaucoup de chefs de délégation -  d’Afrique, de France, et d’ailleurs qui rentrent eux aussi sans attendre la fin… Un pari sur l’avenir : l’histoire ne se fera pas ici, pas la peine de rester pour témoigner. Je passe donc la plume à mes collègues du Réseau Climat & Développement pour raconter la suite des évènements.

 

 

Il est 19H. Le silence ici à Durban est terriblement inquiétant et n'augure pour moi rien de bon. On attend  toujours les plénières qui doivent se tenir, la Présidence Sud Africaine prend son temps et cela en plus d’énerver les participants poussent aux plus grandes rumeurs. Il y'a un blocage, cela est certain. Dans les coulisses il se dit que les Africains ne voudrons pas signer car leurs Ministres tant rentrés faute d'avancement des travaux pour certains et de calendriers pour d'autres. Nombreux sont les personnes qui souhaitent tous renvoyer à Rio ou au G2O, de quoi flouer le processus multilatéral. Je me refuse à croire cela car ce serait la pire chose pour les pays en développement et les PMA. C'est une véritable crise de la gouvernance internationale qui s'exprime ici.

 

Il est 19H30. La plénière a repris pour quelques minutes. La présidence sud-africaine a vivement encouragée les parties a acceptés les textes de Durban, qu’ils les trouvent bons ou mauvais. En termes clairs, il s’agit de la communication de crise « acceptez les textes....car quelques fois le bien peu devenir l’ennemi du mal ». Pour moi c’est une manière de préparer les participants à accepter un texte vide. La session a été suspendue pour que les groupes se concertent. En ce moment on sent la lassitude et la colère dans les couloirs de ICC.

 

Il est 20H. La concertation est terminée. Les USA et l'Inde ne veulent pas signer, la Chine émet des réserves : la messe est dite. Sauve qui peut. La protection de la terre et du climat s'effacent devant les intérêts économiques des puissances.  Selon la ministre française "Il y a des problèmes d'agenda pour les uns, de réservations d'avion pour les autres et il y a des problèmes financiers pour les pays en développement qui n'ont pas les moyens en général de changer leurs billets". On dira à nos populations et à nos petits enfants que si nous leur laissons une planète dans un état pitoyable, c'est que les dirigeants en 2011 avaient un avion à prendre ou un rendez vous qu'ils ne pouvaient déplacer.

 

Il 00h00 ici à Durban et deux actes historiques viennent de se dérouler ces 3 dernières heures. En effet après la courte plénière nous avons eu droit aux deux sessions de discussion sur le Protocole et sur la Convention. Historique disais je dans la mesure où tous les pays ont démontré que ces nouveaux textes sont très en deçà des attendes minimales. De façon globale les textes sont rejetés. Mais nous sommes en haute diplomatie ici. Un refus des textes obligent donc les parties à continuer à négocier ce qui n’est pas possible surtout que plusieurs ont déjà reporté leurs voyages de 24h. En plus les prolongations que nous jouons ici à Durban ont un coût financier, je ne saurais le dire mais ce sont des millions de dollars, rien qu’à voir toute la logistique qui est laissée en place (la sécurité, les interprètes, les lieux de réunion etc..). Nous nous acheminons vers l’adoption de texte plus sous la contrainte de temps que sur la conviction d’un texte de qualité. Plusieurs partie entre autre comme l’UE, le Nicaragua, le Paraguay, et la RDC ont toutes militées pour que les textes en l’état puissent bien sur être maintenus mais que les décisions soient reportées au prochain sommet climat à Doha fin 2012.

On n’oubliera jamais l’intervention du Venezuela – prise de parole arrachée à la présidence de haute lutte par des tambourinades sur la table, parce que sa demande de prise de parole avait été ignorée exprès. Le Paraguay a rappelé les mois de négociation gaspillés pour signer un accord qui fait du sur-place. Ainsi les pays ont entérinés « un ‘Fonds’ vert sans fond ». pour la déléguée du Venezuela, pas question « de nous laisser endormir par 100 milliards de dollars de promesses ». En ce moment des concertations officieuses continues. Nous attendons la reprise de la plénière. Après donc les prolongations, nous attendons que l’arbitre lance les tires-au-but.  

 

Il est 3 heures du matin. Comme vous le savez déjà nous jouons les prolongations ici à Durban. Il est bientôt 3 heures du matin, le dimanche 11 et nous venons de terminer la plénière informelle. Les échanges sont très chauds avec des prises de positions magnifiques de l’Inde, des Philippines et de l’EU sur la nécessité d’une deuxième période légalement contraignante et qui prenne en compte les questions d'équité au sens le plus noble qui soit (en fait il y a eu plus d’une dizaine d’interventions dans ce sens). Pour autant, rien n'est encore fait mais il y a une réelle inspiration et une réelle volonté de certains pays pour  donner (re-donner) à la suite l'ambition qui convient. La séance est suspendue et, contre toute attente, la Présidente vient d’annoncer qu’elle proposait d’enrichir le texte avant de commencer la plénière officielle.

 

Conclusion. A 5 heures du matin, l’Inde a fini par accepter le texte en « faisant preuve de beaucoup de flexibilité » selon les mots de la Ministre Indienne. Flexibilité en effet : l’Inde a lâché sur un principe cher à l’ensemble des pays en développement : l’équité.

A 5 heures du matin donc, après une négociation sans arrêt depuis 40 heures, un « accord » a été trouvé… ou plutôt, les désaccords ont été repoussés à plus tard ! En effet, Durban a débouché sur une feuille de route pour négocier d’ici 2015 un accord global « avec force légale », qui entrerait en vigueur en 2020. Si certains voient en Durban une rupture historique dans la dynamique de la négociation (en 2020, l’ensemble des pays pollueurs seront soumis un accord avec force légale), il faut savoir que l’accord obtenu à Durban nous place sur une trajectoire de réchauffement à 4°C. Alors que nos émissions mondiales doivent commencer à décroître en 2015 pour espérer rester sous le seuil des 2°C, la communauté internationale ne commencera pas à agir avant 2020 et ce, dans le cas d’une négociation idéale et de bonne volonté. Entre temps, les émissions mondiales ne vont cesser d’augmenter. Et les besoins d’adaptation aux impacts du changement climatique également. Car oui, l’inaction a un coût humain et financier élevé. Coût humain car dans des pays très vulnérables comme le Tchad, on compte les cadavres de la guerre mais également ceux du climat. Et l’inaction à un coût financier qui s’élève à plusieurs de centaines de milliards de dollars chaque année. La communauté internationale se dit satisfaite d’avoir créé un Fonds Vert. Fonds Vert vide pour l’instant… Nos pays développés ont promis 100 milliards par an en 2020. Et en refusant de mobiliser des financements dès aujourd’hui, choisissent de fermer les yeux sur les besoins urgents des communautés locales vulnérables pourtant venues à Durban de partout en Afrique chanter leurs histoires, leurs misères mais aussi leurs espoirs.

La société civile compte déjà se mobiliser contre toutes les tentatives de « climatewashing » des Etats qui vont surement suivre le sommet de Durban. Nous n’avons pas sauvé le climat à Durban, au contrainte, nous avons remis l’urgence « qui n’attendra pas » à une prochaine décennie en piétinant un à un tous les principes de la justice climatique et des droits de l’Homme.

Durban, le 7 décembre 2011.

 

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,

 

Je m’appelle Ange Baimey et je représente le Réseau Climat & Développement qui regroupe plus d’une soixantaine d’organisations de la société civile francophone. Dans un premier temps, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue en cette Nation Arc en Ciel. Ensemble, nous portons les préoccupations des communautés les plus vulnérables dans le monde francophone mais également au-delà car la vulnérabilité climatique ne connait pas de frontières.


Pour lire la lettre en entier, c'est par ici!

Plus que 5 jours pour dessiner un Fonds Vert qui vise les communautés les plus vulnérables

 

Communiqué de presse, lundi 5 décembre 2011.

 

 

L'une des clés de la négociation à Durban est l’architecture du Fonds Vert, créé en 2010 au sommet de Cancun. Après une première et longue semaine de négociations, le Réseau Climat & Développement, qui regroupe plus de 60 ONG francophones, s'inquiète des tentatives répétées de dénaturer cet instrument, qui doit pourtant cibler en priorité les communautés les plus pauvres et les plus affectées par le changement climatique.

 

Lire la suite ici

Une semaine de négociation sur l’adaptation à Durban. Où en sommes-nous?
Analyse de Joseph Yaovi Kogbe (Amis de la Terre, Togo), 5 décembre 2011.

Bref rappel sur les enjeux de l’adaptation à la COP 17. La COP 17 devrait se pencher sur le comité pour l'adaptation, le programme de travail de Nairobi, les pertes et dommages, les plans nationaux d'adaptation. La suite ici
 

LE FONDS VERT A DURBAN :

UN FONDS POUR LE CLIMAT OU UNE MONNAIE D’ECHANGE DANS LA NEGOCIATION ?

 

Réflexions après une semaine de négociations...

Alix Mazounie, Réseau Action Climat


Au sommet de Cancun fin 2010 (la « COP 16 »), la communauté internationale a décidé de créer un Fonds Vert pour le Climat pour héberger une large partie des financements climat (comprendre ici, une partie des 100 milliards US$ par an d’ici 2020, engagés au sommet de Copenhague par les pays développés)... La suite à télécharger ici

A quand la fin des bals

 

Réflexions de Maiga Farka du Mali (Amade Pelcode), vendredi 2 décembre 2011.

 

Est ce le délice instantané d’un bal de fin d’année que nous produirait cette présente COP17? Ou la fin véritable d’un calvaire que les ambitions nées de la convention de Rio 92 n’avait certainement pas prévu? Découvrez la suite de cette réflexion ici.

Durban : Les décideurs africains doivent refuser la mort du Protocole de Kyoto en terre africaine !

 

Communiqué de Presse Réseau Climat et Développement.

Durban le 28 Novembre 2011. Aujourd’hui commence le 17ème sommet mondial sur le changement climatique en terre africaine, à Durban. Ca tombe bien, l’Afrique n’a jamais autant eu besoin d’un accord mondial juridique suffisamment ambitieux pour freiner le réchauffement climatique qui affecte déjà les communautés africaines.

Pour le Réseau Climat & Développement, la conférence sous l’égide de la Nation Arc-en-ciel doit permettre de limiter le réchauffement climatique global sous le seuil de 1,5°C. Ce qui doit se traduire par :

  • En 2050, une réduction des émissions des pays industrialisés de 95%.
  • D’ici 2015, un régime climatique international à la fois équitable, ambitieux et juridiquement contraignant,

 

Le climat ne peut plus attendre, tous les signaux sont au rouge. Le dernier rapport du GIEC[1] par exemple souligne la démultiplication des évènements extrêmes (hausse du niveau de la mer, sécheresses à répétition,  cyclones et pluies imprévisibles, etc.) imputables aux changements climatiques.

Pourtant, les négociations n’avancent pas. Pire, on assiste peut être à la mort du seul instrument juridique et contraignant qui permet aujourd’hui de réduire les émissions de GES. "Nos décideurs africains doivent refuser d’accompagner ceux qui veulent sceller la mort du Protocole de Kyoto. Une deuxième période d’engagement pour 2013-2017 peut et doit être conclue à Durban" souligne Colette BENOUDJI de Lead Tchad et membre du Réseau Climat et Développement.

A Bamako, les Ministres de l’Environnement avaient annoncé que l’Afrique parlerait d’une seule voix pour exiger plus d’ambition des pays industrialisés. Cette voix devra être forte et audible ici à Durban. « Nos decideurs ont dit qu’ils se battraient pour sauver le Protocole de Kyoto. Il faut qu’ils tiennent leur parole » avertit Ange David Baimey, représentant du Réseau Climat et Développement.

 

Contact Presse :

Ange David BAIMEY,  représentant du Réseau Climat et Développement +27(0)738587895

Colette BENOUDJI, chargée de programme à Lead Tchad +27(0)832371590



[1]2Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Special Report on Managing the Risks of Extreme Events

and Disasters to Advance Climate Change Adaptation (SREX), 2011

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